Les vacances en daronnie — la vérité qu'on ne dit pas assez

Les vacances en daronnie — la vérité qu'on ne dit pas assez

Les vacances avec les enfants, c'est magnifique.

C'est aussi épuisant d'une façon que peu de gens osent nommer.

Ce que "vacances" veut dire en daronnie

Cette année, les vacances ressemblaient à ça.

Les enfants qui se disputent avant le petit-déjeuner. Pendant le petit-déjeuner. Après le petit-déjeuner. Avant le brossage de dents, pendant, après. Avant la sortie plage. Après la sortie plage.

Des refus en série. Refus de se préparer pour aller à la plage. Refus de faire les courses. Refus de prendre une douche. Refus de manger. Refus de jouer dehors. Refus de jouer dedans.

Je ne dis pas ça pour me plaindre — enfin, si, un peu. Je le dis parce que c'est réel, et qu'on passe beaucoup de temps à montrer les couchers de soleil sur la plage sans montrer ce qui s'est passé dans la voiture pour y arriver.

Les vacances en daronnie, ce ne sont pas des vacances au sens propre du terme. Ce sont des jours avec les enfants — ce qui est précieux, et ce qui est aussi, parfois, vraiment éprouvant.

Le reset

Le jour où la garde a repris — centre et crèche — j'ai fait quelque chose de radical.

Rien.

Enfin, pas rien. J'ai fait ce qui me plaisait à moi. Uniquement.

J'ai mangé à 10h30 parce que j'avais faim à 10h30. Je me suis entraînée à 15h parce que c'est l'heure où j'en avais envie. J'ai navigué dans le silence comme si c'était un territoire à explorer doucement après en avoir été privée.

Silence. Solitude. Pas d'agenda, pas de négociation, pas de bruit de fond.

C'est ça, mon reset. Une journée entière à n'appartenir qu'à moi-même.

Ce que ça m'a appris

Qu'on ne peut pas se ressourcer en continu quand on est responsable de petits êtres humains imprévisibles et très bruyants.

Que la récupération d'énergie n'est pas un luxe ou une faiblesse — c'est une condition pour continuer à donner sans s'épuiser.

Et que le silence, quand on en a été sevré, a un goût particulier. Presque physique.

Ce que je propose

Pas de liste de conseils en 5 points. Pas de méthode de récupération certifiée.

Juste une question : qu'est-ce qui te ressource vraiment, toi ? Pas ce qui est censé te ressourcer. Pas ce que tu fais parce que c'est raisonnable ou productif.

Ce qui te rend à toi-même.

Si tu ne sais plus, c'est peut-être que ça fait longtemps que tu ne t'es pas posé la question.

Par Aline Talbaut — Éclats de Yoga